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Aventures en vrac

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Aventures en vrac

Message par Mister Nutella le Jeu 14 Juin - 11:09

Salut, petit texte rédigé dans la nuit, je pense que je vais fonctionner ainsi à l'inspiration sur le moment j'avoue je suis incapable de m'imposer et suivre un plan... J'arriverais bien à faire que tout s'imbrique au mieux.

Ses sens étaient en éveil comme jamais, tous ses muscles étaient bandés, elle était prête à bondir du renfoncement. La nuit était d’encre ce soir-là, il n’y avait pas de vent pourtant l’air était froid, humide. Le sol était spongieux, était ce des mousses ou du lichen, était ce de la matière vivante ou morte, elle n’avait pas le temps pour se pencher sur la question. Quelque part au loin, dans l’obscurité elle entendait un son qui ne la laissait pas en paix. Elle devait en avoir le cœur net. Partir sans vérifier risquerait de la hanter implacablement.
Elle resta quelques minutes de plus aux aguets, rien ne semblait bouger autour d’elle, furtivement elle se glissa hors de l’ombre pour mieux replonger dans l’ombre suivante. Aussi furtive d’un félin de l’ancien monde elle parcouru une longue distance avant de commencer à se faire une idée plus précise de son environnement. C’était des ruines d’une ville, les petits monticules ici et là n’était que les antiques restes des murs recouverts par les cendres des ans.
Ce son était plus une vibration de l’air qu’autre chose, il n’avait rien d’électronique et c’est encore ce qui la perturbait le plus. Talim devait être quelque part, plus loin, de toute façon tant qu’il ne désirait pas être vu, dans un tel environnement, de nuit, il était impossible de le trouver. Gunther, Ted et Célia étaient restés en arrière pour veiller sur le matériel que Talim et elle avaient dû se délester pour mieux progresser.
Une sourde appréhension avait pris place au fond d’elle. Bien qu’elle savait n’accorder aucune importance à ce genre de ressenti pour mieux se concentrer sur l’action, elle ne pouvait nier que cette emprise grandissait en elle. Qu’allait elle trouver là-bas, plus loin, dans les ténèbres ? Talim avait-il réussi à se frayer un chemin ? Etait-il encore en vie ? Qu’avait-il trouvé là-bas qui l’avait conduit à couper son système de communication ou qui l’empêchait de répondre ?
Après leur aventure au sein de cet abri abandonné l’année dernière qui avait bien failli tourner en désastre, ils étaient bien plus avertis des dangers de ce nouveau monde et ils ne savaient que trop qu’ils ne pouvaient imaginer tous les pièges mortels qu’il pouvait receler.
Plus elle progressait dans ces ruines et plus il lui semblait que les monticules prenaient de la hauteur, elle n’aurait pu l’affirmer tant cette nuit était sombre. Pourtant, plus elle avançait et plus le noir d’encre du ciel paraissait se nimber d’une lueur qu’elle n’avait jamais encore vu à ce jour. Au fur et à mesure de sa progression les secondes passaient, les minutes défilaient, sans sa montre elle aurait facilement perdu le fil du temps tant rien ne changeait dans son environnement. Seule cette lueur semblait s’intensifier. Et ce son. Ce terrible son qui n’exprime rien de défini en lui-même, rien de vraiment perceptible mais on ne pouvait nier son existence. Cette présence indéfinissable achevait de faire monter la pression en elle.
Tout au plus une heure s’était écoulé depuis qu’elle s’était mise en marche mais cela lui parut des siècles. Elle s’avançait toujours plus vers la ce qu’elle estimait être la source lumineuse et très certainement l’origine de ce son qui se faisait non pas plus fort mais toujours plus présent. Tout son être hurlait de rebrousser chemin, de repartir en sens inverse mais elle se devait de continuer ne serait-ce que pour Talim qui n’avait plus donné signe de vie depuis son départ deux heures avant elle. Mort, capturé, blessé elle devait en avoir le cœur net.
Maintenant le décor autour d’elle était tout autre, des pans de murs étaient encore debout, on pouvait deviner le tracé initial des rues de ce qui se révéla être une bourgade. Qu’avait-il pu se passer en ces lieux ? Les dégâts n’étaient pas ceux du souffle d’une explosion du grand cataclysme sinon tout aurait été au ras du sol en gravats épars. Pourquoi donc le périmètre extérieur était-il bien plus touché que le centre ? Au moins les ruines en augmentant en taille lui offrait de plus en plus de protection, en voulant envoyer un court message à ses compagnons restés au camp elle comprit le silence radio de Talim, quelque chose brouillait les signaux électroniques.
Elle ne devait plus compter que sur ses sens et son instinct, même sa montre commençait à donner des signes de faiblesse. Elle devait faire vite avant de perdre toute technologie et se perdre pour de bon dans cette ville fantôme.
Elle prit le parti de rentrer dans les ruines d’un immeuble qui semblait pouvoir lui offrir un point de vue en hauteur afin de dominer les environs et de se repérer pour choisir au mieux sa route, soit pour avancer soit pour rebrousser chemin au plus vite en cas de danger.
Progresser dans ces ruines était un risque insensé, elles auraient pu tenir ainsi des siècles encore cependant le moindre changement, le moindre poids ajouté sur leur structure et elles pouvaient littéralement tomber en poussières.
Il était certain que les radiations changeaient profondément la structure génétique des êtres vivants qui subissaient leurs effets, si ils survivaient, cependant ces nouveaux types de bombes utilisées lors du grand cataclysme changeaient aussi la structure même des atomes, générait des altérations au cœur même des pierres et du non vivant.
Elle progressa encore plus lentement, les sens aux aguets, la poussière accumulée à l’intérieur lui donnait des indications claires quant au fait qu’il y avait des siècles que rien ni personne n’était entré dans le bâtiment qu’elle avait choisi. Cela la rassura, au moins elle n’aurait qu’à faire attention à où elle mettait les pieds.
Une heure de progression laborieuse plus tard elle était montée d’une dizaine de niveaux, elle se mit donc à la recherche d’un point de vue sur l’extérieur. Elle s’enfonça dans l’étage en masquant au maximum le rayon de sa lampe torche, elle ne pouvait qu’éclairer que le sol pour ne pas prendre le risque que le rayon de lumière soit aperçu par qui ou quoi que ce soit au travers des ouvertures béantes qui avaient dû être les fenêtres du bâtiment.
Elle avança pas à pas vers ce gouffre, son cœur n’avait jamais cogné aussi fort dans sa poitrine, l’adrénaline faisait qu’elle était prête à exploser, sans l’entrainement mental intensif de son père à l’époque elle se serait déjà mise à hurler ou serait partie en courant.
Elle s’arrêta net au bord du gouffre. La vision qui s’étalait sous ses pieds la glaça jusqu’au plus profond de son âme.
Cette façade de l’immeuble tournait le dos à la direction du campement de base. Elle n’aurait pu trouver mieux comme point de vue sur ce qui l’attendait par là-bas.
Devant elle, à environ un kilomètre de sa position elle pouvait contempler la source de ce halo lumineux. Ce n’était pas une lumière à proprement parler cela relevait plus de la phosphorescence, une colline s’élevait au loin. De cette colline dégoulinait une matière légèrement brillante en rivières éparses qui se rejoignaient ou se séparaient au gré du relief. On aurait pu comparer cela aux coulées de lave des volcans de l’ancien monde mais la couleur de cette matière ne laissait aucun doute quant à sa nature radioactive.
Des lacs de déchets radioactifs ils en avaient vu depuis leur sortie de l’abri, ils ne comptaient plus les champs de ruines qu’ils avaient traversé, ni les espèces dégénérées par leur environnement pollué qu’ils avaient rencontré et combattu.
Ce qui lui glaça le sang jusqu’à la moelle des os c’est qu’elle pouvait distinguer clairement des êtres qui s’activaient au milieu de cet enfer. Ils n’étaient pas une poignée mais des centaines, à cette distance elle aurait pu comparer les files s’allongeant et se déplaçant le long de ces coulées de matière à des colonnes de fourmis.
Que pouvaient-ils bien faire au sein de cet enfer ? Et elle, devait elle tenter de se rapprocher pour en savoir plus long et peut être retrouver Talim ou devait elle rebrousser chemin au plus vite, Talim ayant pour consigne de revenir au camp secondaire au plus tard 8 heures après son départ ?
Combien de temps exactement elle resta à contempler ce spectacle elle ne put le dire, un morceau de béton se détacha et s’écrasa au sol avec fracas derrière elle, la structure du bâtiment était entrée en résonnance au rythme de ses pas malgré toutes les précautions qu’elle avait pris pour progresser. Il lui fallait quitter au plus vite les étages et s’éloigner de l’immeuble avant son effondrement. Heureusement que ce n’était pas Gunther qui était à sa place, il n’aurait pas été plus haut que le troisième niveau tant son poids et sa démarche aurait mis à mal l’équilibre précaire du bâtiment.
Elle rejoignit l’autre côté du bâtiment et prit le parti de descendre en rappel. Extrêmement risqué comme choix vu la solidité toute relative des points d’accroche mais elle ne pouvait se permettre une redescente via les cages d’escaliers vu que le bâtiment commençait à entonner son chant du cygne.
Elle descendit aussi vite que possible trois étages par trois étages de manière à pouvoir récupérer la corde au fur et à mesure de sa descente. Elle ne pouvait se permettre d’abandonner cette corde qui était équipée d’un système d’accroche qui pouvait se détacher une fois arrivé au bout.
Elle eut tout juste le temps d’arriver au sol, récupérer la corde, de courir dans la direction opposée au monticule, parcourir deux cent mètres tout au plus qu’un fracas gigantesque se fit entendre au cœur de l’immeuble, il s’effondrait sur lui-même, son choix de la descente par l’extérieur se révéla judicieux, elle aurait pris le chemin en sens inverse de son ascension qu’elle aurait été prise au piège des cages d’escaliers.
Elle ne cessa de courir en avant, l’adrénaline envoyée par son cerveau lui donnait l’impression de ne plus toucher le sol, de littéralement voler en avant dans une fuite éperdue pour échapper au nuage de poussière toxiques qui s’élevait et remplissait les environs de l’immeuble s’écroulant.
Elle ne songeait plus à la moindre notion de discrétion, seule sa survie comptait. Elle n’eut pas le temps de faire cent mètres de plus que quelque chose bondit de l’obscurité sur sa gauche.
Elle était lancée à pleine vitesse et ce qui bondit de ce renfoncement ne lui laissa pas le temps de tenter quoi que ce soit pour l’éviter.
Le choc latéral fut violent et elle fut propulsée sur sa droite avec cette ombre dans une sorte de couloir sur le côté.
L’ombre la plaqua au sol et la recouvrit entièrement de son corps, le nuage de poussière et de gravats passa presque immédiatement dans la rue au moment où ils touchèrent le sol.
L’ombre ne fit rien de plus que de la maintenir au sol, le nuage obscurcit pour de bon le peu de lumière qui régnait au dehors et la poussière s’engouffra dans le couloir latéral où elle se trouvait avec son agresseur.
Elle voulut se débattre pour s’échapper de cette étreinte puissante qui la maintenait au sol mais elle reconnut la voix, quoique bien plus grave qu’elle n’avait l’habitude de l’entendre, de Talim qui lui intimait l’ordre de ne pas bouger et de surtout ne pas lui arracher un œil.
Ils restèrent ainsi des minutes qui leurs parurent des heures, le temps que l’immeuble finisse de s’écrouler envoyant aux alentours des tonnes de gravats qui étaient autant de projectiles mortels.
Lorsque le fracas se tut enfin Talim se releva, l’aida à se relever mais lui intima l’ordre de se taire. Ce n’était pas le bon moment pour les explications, certes ils avaient attendu que cesse le vol des gravats qu’ils ne pouvaient se permettre d’attendre que la poussière se dissipe, mieux elle leur permettrait de s’éloigner au plus vite de cet endroit tout en étant dissimulés à la vue. Effectivement ils n’étaient pas les seuls à avoir vu et entendu l’immeuble s’effondrer. Il leur fallait partir au plus vite selon Talim.
Elle regarda dans les yeux son ami juste avant qu’ils ne mettent leurs masques respiratoires intégraux, ce qu’elle put y lire confirmait qu’il fallait partir au plus vite. Jamais elle n’avait lu une telle lueur de frayeur dans le regard de son jeune ami. Lui était parti bien plus tôt qu’elle, ses facultés et spécialisations lui avaient surement permis d’aller plus loin, d’en voir bien plus qu’elle et ses craintes devaient être justifiées.
Les explications attendraient leur retour au camp secondaire une fois qu’ils auraient rejoint leurs amis, d’ici là ils devaient partir au plus vite, si les créatures étaient un tant soit peu douées de facultés intelligentes et étaient belliqueuses elles devaient être déjà en route pour fouiller la zone à l’origine d’un tel fracas.
Ils partirent aussi vite qu’ils le purent en direction du campement avancé où les attendaient leurs amis, dans leur précipitation ils en oublièrent que même en essayant de masquer leurs traces ce champs de cendres et de poussière indiquerait sans aucun doute leur passage et la direction qu’ils prenaient…

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